🆕 Il me demande un essai non payé, me refuse son contrat, mais publie l’essai sans me payer

Ce procédé est malheureusement trop courant et beaucoup de rédacteurs et rédactrices tombent dans le piège du test non rémunéré. Certains clients peu scrupuleux pratiquent même massivement cette technique afin de se fournir en contenu gratuit.

Comment récupérer mon essai ?

Si votre client a publié votre essai sans vous payer, rappelez-lui fermement que sans règlement, vous ne lui avez pas cédé vos droits d’auteur. Et que s’il souhaite utiliser votre texte, il doit vous payer d’abord. Le texte ne lui appartient officiellement pas. C’est donc du vol.

Pour lutter contre ces dérives, les rédacteurs malgaches ont publié un mur de la honte pour dénoncer leurs mauvais payeurs. L’objectif ? Les mettre à jour, mais aussi compter sur les effets du negative SEO grâce au contenu dupliqué. De leur côté, les traducteurs tiennent un « blue board », une base de données des agences qui font appel à leur service et qui sont ainsi notées selon leur fiabilité.

Comment montrer la qualité de son travail au lieu de l’essai gratuit

Le problème se pose, surtout quand vous débutez : comment prouver à votre prospect la qualité de votre plume si vous n’avez aucun travail à lui montrer ?

L’idéal c’est d’avoir sous la main quelques articles déjà publiés à montrer, et c’est encore mieux s’ils appartiennent à la thématique de votre futur client. 

Dans votre portfolio, vous pouvez même présenter les grandes lignes d’un brief, et votre manière d’y répondre. Attention, n’utilisez pas les contenus de vos anciens clients sans leur autorisation !

L’essai, un procédé logique… quand il est payé

En soi, il semble tout à fait normal que votre client vous demande un premier essai. D’ailleurs, cette étape est aussi utile pour vous que pour lui. Cela vous permet de mettre le briefing en application, de clarifier les consignes de votre client et de mieux vous rendre compte du temps nécessaire à la réalisation du projet.

Mais dans ce cas, le test devrait ĂŞtre rĂ©munĂ©ré ! 

Personnellement, j’ai fait le choix de ne jamais accepter d’essai gratuit et aucun client n’a jamais refusé de me les payer. D’autres rédacteurs se plient de temps en temps à des tests gratuits, lorsqu’ils pensent que le jeu en vaut la chandelle. À vous de peser le pour et le contre.

Une alternative consiste à établir un devis, en précisant que le montant de l’essai sera déduit de la commande si votre client choisit de collaborer avec vous. Ou bien il peut vous donner un briefing réel et il obtiendra ainsi son premier article. Même s’il ne le valide pas complètement, il pourra le remanier pour le publier et n’aura pas totalement perdu son argent.

Le cas des réunions préparatoires

Un autre procĂ©dĂ© se rapproche de l’essai gratuit : celui des rĂ©unions prĂ©alables et autres entretiens prĂ©paratoires. 

Poussés trop loin, ces préparatifs se confondent avec un véritable audit éditorial ! Et sans devis signé, rien ne vous garantit que votre prospect n’utilisera pas toutes vos idées sans jamais faire appel à vos services.

Pour autant, un minimum de discussion s’impose avant de démarrer un projet. Vous avez besoin de comprendre votre client, ses enjeux, ses exigences, ne serait-ce que pour savoir si le contrat vous intéresse.

La frontière est parfois ténue entre une première discussion nécessaire et un consulting qui devrait être facturé. À vous de définir la limite que vous ne voulez pas dépasser et au-delà de laquelle vous pouvez proposer à votre client de lui concevoir une stratégie éditoriale… contre rémunération.

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Version : 2.0
Dernière mise à jour : Septembre 2022

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