En 2026 : Mourir en rédacteur web pour ne pas disparaître.

Nous sommes en 2026 et je vous souhaite une merveilleuse année.

Celle-ci sonne un peu bizarrement, un peu comme les précédentes, hélas, nous vivons dans une époque anxiogène…

 

Trump commence l’année en attaquant le Venezuela comme Poutine l’a fait avant lui avec l’Ukraine, autorisant ainsi toutes les superpuissances à agir désormais comme bon leur semble.
Ça ne va pas être une année calme sur ce plan-là, c’est certain.

Le prix des ordinateurs explose à cause de la mémoire réservée aux IA, l’intelligence artificielle pollue toujours plus, le climat se réchauffe encore, les prix augmentent, l’impérialisme revient, sous toutes ses formes.

À cela s’ajoutent les conflits dans notre propre pays : tensions entre forces politiques raisonnables et extrémistes, complotisme, radicalité et incertitude professionnelle. Et les jeunes ne font presque plus l’amour.

Enfin bref.

Je ne suis pas étonné de voir sur LinkedIn, encore aujourd’hui, trois posts de rédactrices qui abandonnent le métier pour chercher un CDI ailleurs.

Je comprends cette incertitude : le monde de la rédaction web est réellement en perdition. On le constate d’ailleurs au silence de plus en plus assourdissant des principaux centres de formation et médias du domaine.

Tout cela dresse un tableau bien noir pour 2026 et pour ce fameux rédacteur web.

Le marché se contracte, l’intelligence artificielle rafle la mise. Que nous reste-t-il ?

Je ne suis pas là pour vous laisser sur une note pessimiste, bien au contraire.

Cette année est une renaissance.

Mais si nous mourons en tant que rédacteurs web, nous ne renaîtrons pas sous la même forme. Il va falloir devenir autre chose.

Ce n’est pas nouveau.

Vous êtes déjà nombreux à avoir ajouté des spécialités à vos titres LinkedIn pour attirer certains clients. Nous l’avons compris : sur le marché B2B, la simple production de contenu n’est plus essentielle.

Nos concurrents IA apportent un niveau de satisfaction « good enough » pour permettre l’économie d’un rédacteur.

 

Pour autant, nous ne sommes pas obsolètes.

En réalité, nous devons changer d’identité. Ce n’est pas une mauvaise chose, c’est même plutôt excitant. Vous allez devoir faire des choses que vous n’avez jamais faites et rencontrer des gens que vous n’auriez jamais croisés sinon.

Je suis le premier à devoir me remettre en question avec mon « Cercle des Rédacteurs », vous ne croyez pas ?

Existe-t-il encore des rédacteurs qui veulent être à l’intérieur de ce Cercle ?

C’est justement là que se trouve ma légitimité à tracer ces nouvelles routes.

Je vous invite d’ailleurs à nous rejoindre pour notre café des néo-rédacteurs, demain mardi en Live à 10h30, dans le réseau du Cercle. Vous y trouverez le lien pour nous rejoindre facilement. C’est ouvert à tout le monde.

Si vous voulez mettre à plat la situation et discuter de l’actualité, c’est l’endroit où il faut être.

 

Nous devons nous transformer. 

Mais en quoi ?

 

Il y a plusieurs mutations à opérer pour que le rédacteur renaisse en quelque chose dont ce monde a besoin.

La première et la plus importante est celle de son état d’esprit : passer du statut de freelance « salarié à la mission » à entrepreneur.

Cette prise de conscience est essentielle.

Le salarié vend son temps en exécutant précisément ce qu’on lui demande (ce que faisaient les rédacteurs web).

L’entrepreneur, lui, fabrique de l’argent en trouvant des moyens de produire ce que son client souhaite.

Appelons-le « néo-rédacteur » entre nous, même si ce n’est pas le terme que les clients recherchent, bien que ce soit la fonction qu’ils attendent. Tous les noms sont possibles aujourd’hui.

Un néo-rédacteur est en position d’engager des sous-traitants, d’avoir des assistants et d’utiliser l’IA à bon escient au service du projet de communication de son client.

L’entrepreneur définit sa route, dirige l’orchestre et établit la stratégie.

Ce profil est essentiel pour l’avenir, car il travaille au service de ceux qui ne savent pas faire cela.

Nous changeons de paradigme en travaillant pour des clients qui ont désormais besoin de nous, car ils ne savent tout simplement pas gérer leur contenu et n’ont ni le temps ni l’envie d’apprendre.

Nous devrons donc penser à 360 degrés.

Ne demandons plus : « Avez-vous besoin de contenu ? »

Demandons plutôt : « Savez-vous communiquer ? Et avez-vous besoin que je le fasse pour vous ? »

Ce changement est majeur.

Au Cercle des Rédacteurs, nous l’avions amorcé dès 2018 avec le statut de « Rédacteur Web Communiquant », en intégrant au métier le marketing et la stratégie de contenu.

L’objectif : ne plus être de simples producteurs de mots, mais des producteurs de communication et de sens.

 

Travailler ainsi pour un client est exceptionnel.

 

Nous sommes réellement au service de sa réussite.

Fini les petites promesses de classement SEO alors que nous ne maîtrisons ni la technique du site, ni sa notoriété à l’extérieur.

Nous allons avoir le pouvoir de gérer son site web en entier, de la marque aux plugins.

Ce matin encore, j’ai vu quelqu’un se plaindre sur un réseau social. Il a payé 4 000 euros pour un site web qui n’a généré que deux ventes en trois ans. Il ne sait pas s’il doit tout arrêter ou s’obstiner, alors que rien ne fonctionne.

C’est une mission pour nous.

Ce client est prêt à donner une somme suffisante chaque mois pour que nous gérions tout et augmentions enfin son chiffre d’affaires.

Vous n’avez pas envie de partir à son secours ?

Aujourd’hui, avec notre arsenal IA et le bon état d’esprit, nous pouvons agir efficacement pour cette personne, et pour beaucoup d’autres.

Le marché est immense.

C’est le premier grand changement : laisser mourir l’exécutant pour renaître en stratège. Voilà le nouveau rédacteur web.

 

Le deuxième grand changement est de sortir de nos frontières et de devenir citoyens du monde numérique.

 

Nous devons tout regarder, tout questionner.

Nous ne devons plus travailler sur un seul petit secteur, mais avoir une approche transversale.

Intéressons-nous à Google My Business, Medium, Shopify, WooCommerce ou PrestaShop.

Maîtrisons les outils de conversion comme les newsletters, HubSpot ou les tunnels de vente.

Lisons des livres sur le marketing, l’identité et la stratégie.

Nous devons accompagner les clients pour qu’ils se définissent mieux, trouvent leur marché et augmentent leur conversion.

Nous ne serons pas une agence à nous seuls. Mais pour ces « petits » clients, nous ferons la différence en les amenant à l’étape supérieure.

 

Nous prendrons en charge leur site, leur marque, leur identité, et leur offrirons la sérénité qu’ils cherchent dans un monde complexe.

 

Nous serons à l’écoute des nouveautés, des nouvelles IA et des nouvelles compétences.

Nous apporterons des solutions efficaces et choisirons les meilleures options pour eux.

C’est passionnant de rester à l’affût des nouveaux outils et tendances pour que les sites dont nous avons la responsabilité restent à la page.

Nous allons développer leur communication grâce à de meilleurs outils.

L’intelligence artificielle est l’alliée dont nous avions besoin.

Ce matin, j’ai conseillé à une personne en difficulté d’investir 20 euros dans une IA pour réaliser un audit complet de son site et ainsi lever les plus gros freins.

Il suffit de demander à une IA comment faire un audit, et elle donnera une multitude de pistes.

Bien sûr, tout ceci sera incomplet et pas parfait dans les mains d’un amateur complet. Mais l’IA offre un premier niveau de conseil pour repérer les problèmes fondamentaux.

En attendant qu’un néo-rédacteur, un architecte de contenu ou un content strategist vienne utiliser ces outils pour apporter des solutions concrètes, les IA sont un formidable marchepied.

Derrière nous, il y aura encore les agences.

Nous sommes aujourd’hui, si nous le voulons, l’étape réservée aux clients qui n’ont ni les moyens de s’offrir une agence, ni les compétences pour développer leur site seuls.

Ce vide, nous pouvons le combler.

Cela rapportera suffisamment d’argent pour chacun, à condition d’accepter de travailler en subordonnant des intelligences artificielles. C’est ainsi seulement qu’on peut garantir l’efficacité en baissant le coût total pour rester accessible.

C’est ainsi que nous réussirons à développer notre marché et à trouver notre nouvelle place en 2026.

 

Nous en parlons tous les jours sur le réseau du Cercle dédié aux néo-rédacteurs.

 

Rejoignez-nous, nous sommes déjà plus d’une centaine . Vous y trouverez des ressources, des idées et des lives pour discuter de cette actualité.

Ce qui manque le plus aujourd’hui aux rédacteurs perdus, c’est cette relecture du monde et des opportunités.

Je vous invite à lire, à regarder des vidéos, à vous documenter.

Écoutez ceux qui sont sur le terrain et qui avancent, pas les vendeurs de rêve.

Ouvrez grand les yeux.

Ce que vous avez devant vous n’est pas une apocalypse.

C’est une très grande danse tectonique des métiers du web.

Et nous allons danser aussi !

 

Je vous souhaite une très bonne année 2026 !

 

J’espère qu’on se reverra très bientôt, car on a encore beaucoup de choses à faire ensemble cette année !

 

David Gos, et l’équipe du Cercle

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