Qui sont donc les clients des néo-rédacteurs web ?

Et bonjour 👋 !

Les néo-rédacteurs web tentent aujourd’hui de s’intégrer dans un monde profondément transformé par l’intelligence artificielle.

Il faut bien comprendre une chose : durant des décennies, le seul moyen d’obtenir un contenu web était de payer quelqu’un pour l’écrire.

Il n’y avait pas d’alternative.

Certes, on pourrait évoquer le content spinning, ces logiciels qui généraient des contenus vides de sens aux frontières de l’aléatoire.

Mais ils ont été sévèrement punis par Google, qui a rapidement déclassé ces mauvais contenus.

C’était pourtant un premier pas vers la mise à distance de l’humain.

Par la suite, on a tenté de casser les prix via des plateformes de rédaction classant les rédacteurs par étoiles, les moins bien notés étant les moins chers.

On a aussi traversé les océans pour solliciter nos compatriotes de la francophonie du Sud, leur offrant souvent moins que ce qu’ils touchaient dans leur propre pays en échange d’un travail d’écriture éreintant, au kilomètre.

Malgré des négociations difficiles pour réduire les coûts, le prix des contenus restait élevé.

Si vous aviez mille fiches produits à rédiger, la facture pouvait rapidement atteindre 10 à 20 000 euros.

C’est le prix d’une voiture pour des fiches peu intéressantes, où la photo fait l’essentiel du travail, mais qui restent indispensables aux yeux de Google.

Le “roi Google” nous a d’ailleurs longtemps protégés en promettant des récompenses à ceux dont la plume restait humaine et de qualité.

Cependant, tous ces clients, qui savaient exactement ce qu’ils voulaient et nous fournissaient des briefings détaillés, ont vu dans l’intelligence artificielle le miracle tant attendu.

Ils y ont vu l’opportunité de se débarrasser de cette “machine biologique” coûteuse et peu performante qu’est le rédacteur web.

Là où il faut payer une heure de travail humain (voire plus) pour un texte, la machine le produit en quelques secondes pour un coût quasi nul.


Le combat a été déloyal et, bien sûr, le rédacteur web a été remplacé.

Il faut admettre que le rédacteur web n’était là qu’en attendant mieux.

Ce n’était pas une solution définitive.

Le travail était souvent avilissant, abrutissant et répétitif.

En dehors des articles de blog et des pages de vente, le reste était d’un ennui mortel, pas vrai ?

Mais il fallait faire ce travail, et nous étions les petites mains pour le réaliser.

Nous avons donc été remplacés immédiatement.

Dès l’arrivée de GPT-3, la plupart des rédacteurs de la francophonie du Sud ont vu leurs commandes s’effondrer. Les agences locales, qui les engageaient pour produire du contenu rapide sans être trop regardantes, ont immédiatement adopté l’IA et se sont débarrassées de leur freelances en attente de contrats.

Au fil des itérations technologiques, les autres rédacteurs dans le monde ont suivi.

Après tout, le client du rédacteur web n’attend rien d’autre qu’un contenu, et aujourd’hui, on peut le produire pour rien.

Les rédacteurs web disparaissent car leurs clients disparaissent.

Y a-t-il une suite pour les néo-rédacteurs ?

Je fais partie de ceux qui pensent que oui, la suite est possible et même déjà en route.

En revanche, le néo-rédacteur ne peut pas se contenter aujourd’hui de livrer le même travail généré que saurait faire son client avec les mêmes IA. Il doit apporter sa plus-value.

Soyons clairs : si votre article de néo-rédacteur généré par une IA ne diffère pas de celui d’un débutant utilisant le même outil, vous n’avez aucune valeur à vendre.

Je ne m’adresse donc pas aux rédacteurs autoproclamés qui écrivaient sans réfléchir en suivant juste des briefings.
Vous, vous êtes perdus tant que vous ne vous formerez pas.

Je parle ici aux rédacteurs web professionnels, ceux qui maîtrisaient leur métier : documentation approfondie, structure, argumentation, agencement de l’information, travail sur le fond, style, rythme et SEO.


Vous, qui savez faire le travail de rédaction à la perfection, vous avez un avenir.

Cet avenir se trouve d’abord auprès de nos anciens clients (ou de profils similaires), car vos textes seront toujours meilleurs que ce qu’ils produisent seuls avec l’IA.

Je parle de ces clients qui commandaient des contenus sans vraiment maîtriser la technique, et qui se sont débarrassés de nous pour faire des économies.

Aujourd’hui, leurs chiffres plongent car leurs contenus sont de mauvaise qualité.

Nous pouvons nous présenter à eux en tant qu’experts.

Nous ne vendrons plus nos commandes au prix d’avant l’IA, mais en tant que néo-rédacteurs, nous utiliserons l’IA pour produire des contenus d’une qualité encore supérieure.

Pour le même budget qu’avant, ils auront ainsi des textes deux fois plus longs, plus intéressants et plus détaillés, et très Google Compatible.

Un néo-rédacteur sait amener l’IA à un niveau d’excellence qui échappe au client lambda.


Ce réservoir de clients existe, mais le gâteau n’est plus aussi grand qu’avant.

Il faut donc conquérir d’autres marchés en développant plus de savoir-faire.

Si nos clients d’hier comprenaient l’utilité du contenu, ils étaient en vrai très minoritaires.

La plupart des entrepreneurs du web ignorent tout de l’intérêt de payer cher pour du texte. Ils ne sont pas formés au SEO ou au marketing.

Pourtant, ce réservoir de clients potentiels est immense.

Et nous n’avons pas besoin en réalité de les éduquer sur la valeur d’un texte ; nous pouvons leur apporter bien plus aujourd’hui, avec l’IA : la délégation complète de la gestion de leur site.

Pour proposer cela, par contre, de nouvelles compétences sont requises : savoir agir sur le site, comprendre sa structure, maîtriser les leviers de conversion et de trafic, connaître le SEO, et développer une stratégie de marque.


C’est ce que nous appelons ” l’Architecte de Contenu “.

C’est lui qui est le plus à même d’aller vers ces nouvelles populations avec une promesse de prise en charge globale.

Ces profils auraient besoin d’une agence, mais n’en auront jamais les moyens.

Nous pouvons leur apporter une solution à moindre coût grâce à la productivité de l’IA, tout en garantissant un travail parfaitement réalisé.

À ce prix, ces nouveaux clients sont prêts à payer des abonnements pour que nous agissions en leur nom et développions leur existence sur le web à leur place.

C’est ce marché que les néo-rédacteurs devraient viser.

Nous avons devant nous un océan de nouveaux clients qui n’ont pas besoin de “texte”, mais d’une stratégie, d’une identité et de résultats.

Vous ne vous rendez pas compte du nombre de personnes qui ont besoin d’aide et qui aimeraient être accompagnées dans leur aventure sur le web… Faites vos recherches !

Il est peut-être temps de faire le deuil de qui l’on a été, pour devenir ce que l’on attend réellement de nous aujourd’hui ?

A bientôt !

David Gos

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