Et bonjour tout le monde
Aujourd’hui, je vais vous partager un secret de ma méthode d’enseignement, très facile à appliquer, et essentiel.
C’est très important de le comprendre pour éviter une erreur classique : la confusion entre pédagogie (pour les enfants) et andragogie (pour les adultes).
Parce qu’on n’est plus des enfants, pas vrai ?
Le risque de cette confusion, c’est de ne pas tenir compte de la façon dont un adulte apprend en s’obstinant à rester trop scolaire.
La première chose qui constitue le cœur de l’enseignement et de la transformation d’un adulte, c’est le fait qu’il ne se sente jamais perdu.
Il doit toujours savoir où il va et pourquoi il y va.
S’il n’a aucune raison d’aller là où vous souhaitez l’amener, vous ne le verrez jamais progresser. Les adultes marchent à la curiosité et à l’utilité : chaque élément dans lequel ils investissent du temps, de l’argent ou de l’énergie doit servir leur vie, à une échelle personnelle ou professionnelle.
Sans cette connexion, vous n’aurez aucune attention, et donc aucun résultat.
C’est toute la différence avec les enfants, qui ne peuvent pas encore distinguer ce dont ils auront besoin plus tard.
Enseigner la géographie américaine à des enfants de 12 ans, c’est compliqué à justifier à leur âge en terme d’utilité au quotidien. Donc, on leur impose et ils prennent cette habitude de ne pas savoir pourquoi ils doivent apprendre, comprendre et retenir des informations sans valeur pour eux.
Pour les motiver, on leur donne des notes, des objectifs à court terme. On impose le savoir dans un système qui le récompense. Et ça marche pas trop mal.
Mais on n’impose rien à un adulte. On l’accompagne.
Si l’adulte ne doit pas être perdu, alors il lui faut une vision du monde dans lequel il va avancer. Il doit comprendre la valeur de chaque apprentissage, de chaque investissement.
Il paye pour changer, mais doit comprendre comment, et surtout pourquoi.
C’est ça le grand secret de tout enseignement réussi : l’acculturation. Ce sont la découverte et l’exploration de la culture d’un domaine.
Prenons un exemple : “Comment écrire une bonne newsletter ?”
En réalité, si on attaque le sujet comme ça, par “micro-learning”, on ne sait pas pourquoi il faut écrire une bonne newsletter. Ni les raisons qui permettent qu’elle soit considérée comme “bonne”, ou même pourquoi les gens prendraient du temps de leur vie pour la lire.
On est incapable de comprendre ces choses-là si on n’a pas une bonne culture du marketing. J’entends par là : Pourquoi “celui qui vend” et “celui qui achète” sont liés depuis toujours et pourquoi les réunir dans l’espace-temps.
Oui, la culture, dans son sens le plus profond.
L’objet “newsletter” se trouve dans le domaine du marketing, donc :
- Si nous montons à l’étage du dessus de la newsletter, nous nous demanderons pourquoi les gens sont réceptifs à de la communication publicitaire.
- Si nous montons encore un cran au-dessus, nous nous demanderons pourquoi les gens acceptent de suivre volontairement une marque.
- Et si on monte encore plus haut, peut-être tout en haut, nous nous demanderons pourquoi les gens ont besoin de s’étendre en se connectant fondamentalement et de manière existentielle les uns aux autres par le sens et la valeur.
Tout cela est toujours en lien direct avec la newsletter.
Comprendre l’ADN — humain — de la newsletter, celui qui compose la racine profonde de notre besoin d’informer ou de rester en lien, c’est indispensable.
Tout cet univers doit être exploré culturellement pour qu’on puisse réfléchir efficacement à la question de cette fameuse newsletter.
Et c’est ainsi pour toute chose. La cuisine, l’écologie, la mode, l’oenologie, la musique, la couture, peu importe, la culture est la seule porte d’entrée qui donne le sens en plus du savoir.
Si vous voulez travailler sur le web, il va falloir vous demander ce qu’est le web.
D’un point de vue technique certes, social aussi, commercial, stratégique et humain.
Il y a beaucoup à dire sur le sens profond et la culture de notre domaine, et je vous invite à débuter par ces ouvrages simples à ce sujet :
- “Commencez par pourquoi” de Simon Sinek.
- “C’est ça le marketing” de Seth Godin.
- “Comment se faire des amis” de Dale Carnegie (pourquoi pas).
Ces livres permettent par exemple de comprendre les fondamentaux du marketing et, surtout, de l’humanité à l’intérieur de ce marketing.
Il faut du temps pour s’acculturer, mais cela peut être un processus continu très agréable.
Vous pouvez vous abonner à des chaînes Youtube qui vous ouvrent l’esprit, écouter des podcasts, lire des biographies, ou regarder des films comme Le Fondateur (réalisé par John Lee Hancock sur l’histoire de Ray Kroc, créateur du McDonald’s).
Imprégnez-vous progressivement de cette culture qui ne parle pas de vendre mais se connecter aux autres.
À un moment donné, vous saurez placer la newsletter dans le grand arbre du marketing. Vous saurez sur quelle branche elle se trouve, qui sont ses branches frères et ses branches sœurs.
Vous comprendrez que la newsletter, seule, ne peut rien apporter. Mais mise en connexion avec une stratégie d’ensemble, elle trouve alors tout son sens. Sens que vous déciderez alors, en toute connaissance de cause.
Il n’y a pas de “bonne” ou de “mauvaise” newsletter.
Il y a des newsletters qu’on souhaite recevoir (ou non) parce qu’elles font sens pour nous.
Et la clé de leur réussite, c’est nous.
Nous vivons en réalité dans un monde profondément rationnel où personne n’a de temps à perdre.
Personne ne vous donnera une bonne note pour ce que vous écrivez.
Personne n’achètera ce que vous vendez juste pour vous faire plaisir.
Vous devez construire des connexions entre une personne qui a un besoin et un produit qui y répond.
Cette connexion est une construction logique et expérientielle qui passe par des phases nécessaires et variées : attirer, engager, convertir, enseigner, structurer, rassurer…
C’est parce que les grands capitaines connaissent la carte, les routes, le monde et ses règles qu’ils sont capables de décider où ils vont et comment ils agissent.
La véritable autonomie se trouve dans la culture.
Chacune de nos formations commence toujours par là.
Nous remontons sans vergogne jusqu’au Moyen-Âge pour parler du web d’aujourd’hui. Non pas parce que la technique du web y trouve ses racines, mais parce que le besoin de web s’exprimait déjà à l’époque de Gutenberg.
Comprendre la révolution du livre dans nos vies, c’est indirectement comprendre la révolution du web de la bonne manière aujourd’hui.
C’est ainsi que nous fabriquons des capitaines : des personnes capables de penser l’objet web dans son intégralité et dans son rôle signifiant au cœur des vies des gens.
La culture est un élément majeur de tout apprentissage. Beaucoup en font l’économie, trouvant ça rébarbatif ou hors de propos.
Pourtant :
- Il n’y a pas plus fondamental que l’histoire du catalogue Sears aux États-Unis pour expliquer Amazon aujourd’hui.
- Tout comme les anciennes “lettres de vente” expliquent le copywriting actuel.
- Vous pouvez lire les livres de Christian H. Godefroy qui vous expliquent comment écrire une lettre papier qui vend, et appliquer ces mêmes règles à votre newsletter aujourd’hui.
Cela fonctionne parce que le besoin humain est le même, et il y a une continuité entre les courriers papier et les mailing d’aujourd’hui.
La culture est soit gratuite, soit payante, soit facile à “emprunter”.
Les gens qui se plaignent de ne pas avoir accès à la culture devraient s’interroger sur leurs croyances limitantes avant tout.
Accéder à des livres par millions, accéder à des formations d’excellente qualité… Vous avez tous accès à cela en gratuit, payant ou “emprunté”.
On peut penser malgré soi qu’on n’est celui à qui ces enseignements sont destinés.
C’est pour ça que je vous invite à penser comme un capitaine.
En tant qu’entrepreneur, vous avez votre barque à mener. Vous vous devez, à vous-même comme à votre équipage, de devenir un bon capitaine.
Et cela passera toujours d’abord par la culture.
Si vous êtes en phase de lancement :
- Goinfrez-vous de culture.
- Faites des mini-formations gratuites (nos MOOC par exemple).
- Trouvez de bonnes solutions pour des formations payantes (j’en ai donné une excellente pour Noël, allez voir la newsletter).
- Participez à des débats et des discussions, rencontrez des gens, écoutez.
- Consultez toutes les ressources qui vous enseignent l’état d’esprit, l’état de l’art et l’état de l’époque de votre domaine.
Et connectez tout ça à l’histoire, celle des humains, des civilisations, des besoins.
Votre liberté d’entreprendre la plus profonde se trouve dans votre maîtrise de votre environnement et de sa compréhension fondamentale. Cela passera toujours par une acculturation gourmande et sans réserve.
N’hésitez pas à rejoindre notre forum pour y découvrir les ressources qu’on partage et les recommandations qu’on y donne.
Le savoir est réellement “le pouvoir”,
celui qui donne le verbe « je peux ! ».
Nous explorerons sans doute ce sujet lors de notre café hebdomadaire, demain à 10h30 dans le forum du Cercle des Rédacteurs.
Je vous invite d’ores et déjà à nous y rejoindre !
Au plaisir de vous y retrouver, capitaine.
David Gos






