Néo-rédaction : Faut-il (vraiment) se former à l’intelligence artificielle pour 2026 ?

Et bonjour tout le monde ! 👋

En 2023, quand l’intelligence artificielle a fait irruption dans nos vies, nous avons d’abord cru qu’elle allait nous aider, pas vrai ?

Puis, l’illusion s’est propagée : parce qu’elle était facile à utiliser, nos clients ont cru qu’ils pouvaient s’en emparer et se passer désormais de nous.

Sans notre formation, sans notre recul, ils ont pensé “bien travailler” en faisant tout eux-mêmes.

Aujourd’hui, le vent tourne.

Une tendance de fond émerge chez ceux qui ont l’honnêteté de reconnaître leur propre incompétence. Ils doutent.

Ils voient bien que les contenus produits ne sont ni assez bons, ni assez adaptés.

Alors, ils commencent à déléguer une nouvelle forme de responsabilité : la responsabilité éditoriale.

Ils cherchent des “rédacteurs” capables de faire travailler l’IA “comme il faut”.

Alors, la question se pose : devons-nous nous former à l’IA pour y répondre “comme il faut” ?

Ma réponse est courte : Non.


Il n’y a rien à savoir de spécial sur les IA qui nécessite une formation. A part leurs “recettes de cuisine” qui ressemblent surtout à du “torsage de bras” bien vénère, les IA se comportent globalement comme des humains et n’ont besoin d’aucune compétence préalable à leur emploi, selon moi. La politesse suffit la plupart du temps.


Ce que vous devez maîtriser ici, par contre, c’est surtout le management de projet. C’est la partie la plus difficile du travail avec une machine.


Savoir déléguer, c’est savoir transmettre.

Et rien n’est plus complexe que d’expliquer à un exécutant qui n’a pas vos compétences ou votre vision ce qu’il doit faire pour que le résultat — qu’il s’agisse d’un texte, d’un site ou d’une stratégie — soit parfaitement aligné avec votre vision.


Déléguer correctement, c’est transmettre l’information, mais surtout le cadre qui l’entoure :

  • L’identité : Une marque a une âme. Il faut savoir l’expliquer à l’IA pour qu’elle développe un propos toujours toujours cohérent. Et ce savoir résulte d’un travail fait de nombreuses étapes.
  • L’intention : Une marque s’adresse à des humains pour une raison précise. Nous devons connaître leurs “points de souffrances” pour les aider à évoluer jusqu’à l’achat. Nous devons parler leur langage, les comprendre vraiment. L’IA peut les comprendre, mais pas sans vos process serrés.
  • La stratégie : Un texte peut être fluide, bien écrit, bien documenté, pertinent, s’il n’est pas aligné sur les objectifs stratégiques du client, il ne vaut rien du tout. L’IA ne peut pas deviner l’alignement si vous ne lui fixez pas de cap, donc la plupart du temps, elle produit des trucs qui ne valent rien du tout.


Sans vous, l’IA ne fera rien de mieux qu’un stagiaire.


Elle n’est puissante que si vous la nourrissez de documentation travaillée et de critères de compréhension profonds. Et si vous devez développer une compétence vraiment majeure avec les IA, c’est celle de savoir leur expliquer ce qu’elles doivent faire, de manière complète, profonde, efficace et fluide.


Et vous pouvez vous former au management de projet pour cela, vraiment. C’est une ressource essentielle pour maitriser cet art très complexe.


Le leadership technique : Connaître ses employés “synthétiques”


Ceci étant dit, le management impose une nuance : vous devez rester le chef d’orchestre de cette technologie.


Cela demande de suivre ses évolutions, car la technologie A n’est pas linéaire. Elle progresse, mais elle régresse aussi.


Certaines IA refusent désormais d’écrire sur le domaine médical. D’autres ont perdu leur capacité à rédiger des formats longs en une seule fois. Une autre ne fait plus de recherche sur le web avant d’écrire. Etc.


Les IA sont en évolution, et en évaluation constante depuis leur début.


Un rédacteur aujourd’hui se doit d’avoir accès aux meilleures versions “Pro” des IA du marché. Que ce soit via des abonnements séparés ou des agrégateurs comme Mammouth — qui permet pour 20€ par mois à peine d’accéder à toutes les IA en illimité — vous devez connaître les forces et les faiblesses de chacun de vos “employés” :

  • Gemini écrit merveilleusement bien, mais c’est aussi celle qui s’égare le plus souvent et ajoute ses avis non sollicités.
  • ChatGPT est une analyste de qualité, mais son écriture reste parfois lourde et redondante, même si ça s’améliore. On le repère encore facilement.
  • Claude brille par la justesse de ses analyses de structure, mais il est un peu équilibré et moyen par rapport aux autres, sans point de dominance.
  • Grok peut dire n’importe quoi tellement c’est un no-limit, mais c’est cette imprévisibilité qui la rend précieuse pour la créativité.
  • Perplexity (gratuit un an via PayPal, profitez-en) est votre vérificateur de donnée et documentaliste.


En passant de l’une à l’autre, vous affinez vos process.


C’est ainsi qu’on atteint le Graal : gagner du temps sans jamais sacrifier la qualité.


C’est ce qui vous permet de proposer à vos clients des tarifs plus bas pour des résultats meilleurs, des projets plus aboutis et alignés et un accompagnement plus fin.


En résumé, faut-il se former, en 3 idées :

  1. La gestion de projet avant tout : Vous n’êtes pas obligés de “maîtriser l’IA”, mais vous devez maîtriser la transmission. Que votre employé soit humain ou synthétique, votre valeur réside dans le process qui mène au résultat. Vraiment, mettez toutes vos billes là-dedans, c’est le coeur du travail avec l’IA.
  2. L’expérimentation constante : Chaque IA est différente. C’est en travaillant avec elles quotidiennement, en observant leurs réactions, que vous saurez laquelle mobiliser à quel moment.
  3. La cristallisation : Travailler avec l’IA est complexe car elle n’a pas de mémoire naturelle, peut tout faire mais sait rien faire. Vous devez développer des process pour retenir les résultats, cristalliser vos décisions et réinjecter les souvenirs des travaux précédents dans les nouveaux projets pour garantir la cohérence. C’est là que réside votre puissance : Dans l’efficacité de vos IA sur vos projets complexes.


Le sujet du travail avec l’IA, ce n’est pas l’intelligence artificielle.


C’est votre leadership sur des employés synthétiques.


C’est votre manière de gérer l’orchestre en palliant ses défauts et en augmentant ses qualités.


Notre objectif est simple : faire beaucoup mieux avec elle que ce que nous aurions fait sans elles. Jamais en-dessous.


C’est cet avenir qu’on veut vivre avec l’IA, pas vrai ?


Ne perdez pas de temps à suivre des formations IA de gens qui ne font que forcer des machines à suivre des process. Travaillez votre management pour que tout soit fluide et clair, et que votre expertise puisse être réalisée par un agent synthétique, aussi bien sinon mieux que vous ne l’auriez fait.


Là est votre grandeur.


Si vous avez envie d’en parler, n’oubliez pas que nous nous retrouvons demain matin à 10h30 dans le forum du Cercle !


Ca sera un plaisir d’avoir votre retour d’expérience sur vos IA préférées (on a tous nos chouchous) !

À très vite,


David Gos, du Cercle des Rédacteurs

Aller voir le forum ? https://forum.lecercledesredacteurs.com/

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