Néo-Rédacteur : Mais au fait, comment ça va ?

Et bonjour 👋 !

Comment ça va ?
Je ne sais pas si on vous a posé la question depuis l’arrivée de l’intelligence artificielle et l’impact sur le monde de la rédaction web.
Comment ça va ?
Est-ce que vous avez réussi à traverser la vague ?
Est-ce que vous entendez encore les cris et les suppliques des rédacteurs autour de vous, perdus dans la brume, qui ont vu toutes leurs ressources fondre en quelques semaines, voire quelques jours ?
Est-ce que vous avez dépassé ce sentiment de devenir inutile ou obsolète ?
Et ce silence sur les réseaux sociaux et dans les groupes où nous avions tous l’habitude de nous retrouver ?


Comment ça va ? Depuis que le monde nous a regardés disparaître comme si nous n’étions que de la neige au soleil. Est-ce que vous avez pu tenir le cap ? Est-ce que vous avez su rebondir ? Vous avez trouvé de nouvelles voies ?

J’avoue que pour ma part, je suis resté accroché à mon rocher, comme une moule à marée basse, en n’arrivant pas à admettre que l’eau ne reviendrait pas.

J’ai vu la source se tarir. Et j’ai commencé à procrastiner.

C’était comme se terrer dans un refuge plutôt que d’affronter le vide et l’absence de réponse.

J’ai eu ma période TikTok et Instagram, un moment réellement fascinant de ma vie, tellement j’ai vu et découvert des vidéo passionnantes. Des milliers chaque jour.

Jusqu’au moment où j’ai pris conscience que je n’étais qu’un consommateur pour ces sites et que je leur rapportais de l’argent en ne faisant rien sauf regarder ce que d’autres personnes, qui ne gagnaient pas plus, ont fait dans l’espoir d’être un peu célèbres quelques secondes.

Je me suis plongé alors dans les films, les séries, les jeux vidéos, la littérature.

Je suis moins sorti, moins légitime à le faire, moins capable de revendiquer ma place.

Au fur et à mesure, le « temps vide » était devenu la source d’un grand questionnement sans aucune réponse, et se transformait en poison.

Lorsque je promenais mon chien, j’écoutais des podcasts, plein, tout le temps.
Dans ma maison, de la musique.

Je me suis rendu compte que j’ai tout fait pour que mon cerveau n’ait plus le temps ou l’espace de réfléchir. Mon temps d’écran a explosé sur mobile, télé, ordi.

Et chaque jour, j’étais quand même à la tâche.

Et chaque jour, j’ai continué à faire ce que je croyais utile, vital.

Mais avec une question qui me hantait de plus en plus, en filigrane de tous mes efforts : à qui je m’adresse encore ?

J’avais ce sentiment d’absence en face de moi. Il n’y avait plus de mur, plus de sol, plus de plafond. Je flottais. Accroché à mes certitudes, qui elles-mêmes n’étaient plus accrochées à rien.

J’ai dérivé tout en gardant mécaniquement mon rythme et mon travail.

Il y a eu cette période où j’ai cru faire un burn-out. Les choses manquaient de sens, je n’arrivais plus à savoir où aller, je me sentais perdu. Avec le recul, je crois que ça n’en était pas un et que les choses manquaient réellement de sens.

J’ai mis du temps à oser poser la question, de savoir comment vous allez. Comme un écho dans le silence.

Quand je parle aux autres rédacteurs, ils me racontent aussi cette période de sidération et de perte de sens. On a tous été atteints. On a tous ça en commun. Ça nous donne aujourd’hui une chance de faire quelque chose ensemble pour notre avenir à tous.


Personnellement, je me remets en santé et en forme.

D’abord, durant toute la dernière année, j’ai travaillé au quotidien sur une nouvelle formation qui s’appelle « Les 7 fondamentaux de l’architecture de contenu ».

Et ça contient sept formations qui s’emboîtent les unes dans les autres pour créer une nouvelle évolution du métier de rédacteur web, qui est dans l’air du temps et adapté aux technologies actuelles.

Le chantier est pharaonique, et il y a plus d’une trentaine de personnes qui ont déjà travaillé dessus, et on est encore loin d’avoir fini.

Vous pouvez d’ailleurs y souscrire et commencer à vous former avec nous, si vous croyez en ce projet et voulez le soutenir au plus proche de nous.

J’ai aussi changé mon rapport au téléphone.

Dans un premier temps, j’ai installé des applications de limitation comme Jomo, qui se charge de m’empêcher d’accéder à mes refuges jusqu’à ce que je m’y déshabitue.

Les téléphones sont devenus avec le temps très attractifs, vous ne trouvez pas ? Ils cherchent à être au cœur de l’attention.

Ce ne sont plus des outils de communication entre humains, ou d’information qui complétaient notre vie, ils sont devenus la vie elle-même. Livre, vidéo, courrier, appels, messages, réseaux sociaux, podcast, musique, banque, shopping, électricité, sport, etc…

Peut-être vous avez déjà ressenti ça ? Le fameux FOMO, la peur de manquer un truc qui nous fait rallumer cette machine plus de 300 fois par jour en moyenne.

Jomo s’occupe de lui couper les ailes et de le remettre dans sa boîte.

Et ça fonctionnait plutôt bien pour moi, mais pas encore assez.

J’ai fait un choix un peu radical, que je vous partage. Le Dumbphone.

J’ai acheté pour 100 euros un iPhone 7 de 2016. Oui, il fête donc ses 10 ans, et il est neuf. Etonnant. Merci BackMarket.

Et l’expérience dessus y est très différente.

J’ai un téléphone dans un étui en tissu, que j’oublie maintenant régulièrement, même s’il sait faire à peu près tout ce dont j’ai besoin, ce qui est quand même un peu fou pour un appareil de cette époque.

Un Dumbphone, donc. Un téléphone moins central, à qui je ne prête plus d’intérêt et que je ne consulte que quand j’ai besoin d’une information.

C’est presque naturel de revenir à cet état détendu d’il y a dix ans. Il rame, il lague, il plante, je l’oublie, et ça me libère considérablement dans ma journée.

Je m’impose aussi, pour améliorer la qualité de mon sommeil, une règle qui s’appelle 3-2-1.

3 heures avant le coucher, on arrête de manger.

Durant les 2 dernières heures, on ne fait plus aucun travail intellectuel.

Et durant la dernière heure, on éteint tous les écrans. Et on lit.

Eh bien, c’est très efficace. Assez rapidement, au bout de deux semaines, on a une qualité de sommeil qui est considérablement restaurée. Et une qualité de vie aussi, d’ailleurs.

J’essaie aussi d’éviter cette procrastination qui consiste à rester des journées entières devant un écran à essayer de débuguer un truc sans intérêt sur un site pas important.

On passe au semainier papier, parsemé de tâches précises chaque jour, des objectifs de travail. Pour chaque jour, un début et une fin. Et quand c’est fini, on éteint l’ordinateur.


Qui veut aller loin ménage sa monture, pas vrai ?

Si nous devons changer les choses aujourd’hui pour trouver les nouveaux chemins de demain, quitte à en inventer, nous allons avoir besoin d’être en pleine forme.

Les yeux grands ouverts.

L’intelligence artificielle évolue constamment, et nous challenge sans cesse à améliorer nos process en testant de nouvelles technologies. Le SEO est en pleine mutation. Le marketing se redéfinit aussi et nous amène, nous, rédacteurs web, à aller bien plus loin dans l’univers de la stratégie de contenu.

Nous avons aussi des questionnements sur l’entrepreneuriat ou sur la prospection que nous devons résoudre.

Le programme est chargé. Nous ne devons plus offrir notre temps de vie à des entreprises qui le monnaient sans contrepartie.

Nous devons mieux dormir, nous coucher tôt, avoir un sommeil de qualité et nous réveiller en forme.

Nous devons avoir des objectifs à court, moyen et long terme pour garder le cap et ne plus jamais nous perdre.

Nous devons nous parler, les uns avec les autres.

Et vous savez d’ailleurs qu’on a rendez-vous demain matin à 10h30 pour un live dans lequel nous parlons justement de cet avenir que nous dessinons ensemble.

Nous devons aussi nous reposer, nous ennuyer, nous amuser, rire.

Nous devons prendre le temps d’appeler ce médecin pour ce problème qui traîne.

Et nous devons aussi construire cet avenir avec ces gens qu’on aime et ne plus attendre que la situation s’arrange avant.

Ce n’est pas en donnant toutes nos heures au travail que nous avancerons enfin. C’est en étant en pleine forme, avec le plein contrôle sur notre temps et surtout plus envie de le fuir.


Si nous avons tout perdu, c’est aussi pour pouvoir nous réinventer.

La seule chose que nous garderons de cette transformation, c’est notre expérience.

Nous ne recommençons pas de zéro, nous ouvrons un nouveau territoire avec tout ce que nous sommes déjà.

Comment ça va ?

J’espère que vous allez bien et que vous êtes prêt, parce que ce monde a vraiment besoin de nous.

On se retrouve demain matin à 10h30 pour notre live hebdomadaire et ouvert à tous. Vous trouverez son lien dans le réseau du Cercle.

Inscrivez-vous gratuitement dans le réseau pour profiter de tout ce que nous y partageons.

À demain.

David Gos

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